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Les Tibétains, vivant sur le « toit du monde », ont leurs propres coutumes et tabous.
Lors de la réception, on commence toujours par les invités ou les plus âgés. Quand on appelle quelqu’un, on ajoute le mot « la » derrière le nom de la personne, afin d’exprimer à la fois le respect et l’affection. Pour accueillir et reconduire un invité, il faut faire une inclinaison profonde, avec un sourire au visage. Pour s’asseoir, il faut croiser les jambes pour éviter que les plantes des pieds donnent sur les autres. Pour accepter un cadeau, il faut le prendre à deux mains, tandis que pour en offrir un, il faut le soulever au-dessus de la tête en s’inclinant. C’est de deux mains que l’on offre du thé, de l’alcool et des cigarettes, les doigts ne s’approchant pas du bord du bol.
Il est absolument interdit de manger d’âne, de cheval et de chien. Les récipients qui en ont été remplis ne seront plus utilisés. Les Tibétains pensent que c’est un péché d’en manger qui les empêche de monter au paradis après la mort. Dans certaine région, on ne mange pas de poisson. Les pasteurs adorent les chevaux, avec une nuance de totémisme, en les considérant comme le symbole du Dieu de la Route. Ils n’en mangent pas, n’en tirent pas le lait, ni en utilisent la peau, les laissant se reproduire et mourir naturellement.
En dehors du temps de cuisine, les Tibétains ne pellettent pas la marmite. Il est interdit de donner des coups de pieds au foyer, ni s’asseoir là-dessus.
Quand on mange du zanba (en farine d’orge), il faut éviter d’en prendre dans le bol de l’autre sexe qui n’est pas familier. Il est interdit de mettre à l’envers le bol et le verre, car cette façon est réservée pour les défunts.
Le premier jour du Nouvel An tibétain, il faut éviter de balayer, de manger de nourritures farcies, de pleurer, d’engueuler, et de prononcer de mots qui portent le malheur comme « vide », « il n’y a pas », « maladie », « mort », « tuer », « pauvreté », « malchance », etc., qui laissent présager de mauvais augures toute l’année. On n’emprunte pas non plus pendant le Nouvel An, de peur d’engendrer la pauvreté pour toute l’année.
Le plus grand tabou pour le peuple tibétain est de tuer l’être vivant. Bien que les bouddhistes tibétains soient autorisés à manger de la viande de yacks et de mouton, ils ne les tuent jamais de leur propre main. Les pasteurs s’opposent à la capture des animaux sauvages.
Il est interdit de cracher et de frapper dans les mains derrière quelqu’un. Une femme ne doit pas secouer sa robe devant les autres.
En passant par les monastères, les piles Mani et les stûpas, les passagers doivent faire un détour de gauche à droite. Et c’est un péché pour les bonzes bouddhistes de le faire dans le sens contraire. Dans le monastère, il est interdit de fumer, de caresser les statues de bouddhas, de feuilleter les soutras et de sonner les cloches et tambours. Il ne faut surtout pas prendre la place du bouddha vivant. Il est aussi interdit de toucher les talismans et les chapelets des lamas. Il n’est pas faisable de servir de papier imprimé de caractères tibétains comme papier toilette.
En traversant le col de la montagne, il ne faut pas faire de bruits, de crainte de causer la tempête.
Il ne faut jamais jeter d’os dans le feu, par peur de provoquer les monstres. Il ne faut pas non plus siffler à la maison, parce que le sifflet est destiné à raccompagner les démons.
Cela ne se fait pas de rendre visite à quelqu’un quand il y a un malade ou une accouchée chez lui. Dans ce cas, le maître de maison fait des marques devant la porte, comme par exemple un feu devant la porte, une branche d’arbre ou un chiffon rouge sur la porte.
Après la nuit tombante, il ne faut pas sortir d’objets blancs de la maison, pour éviter que la chance et la richesse sortent avec. Pendant les 49 jours suivant le décès d’un membre de la famille, il ne faut pas organiser de fête, ni chanter ni danser, afin de permettre à l’âme du défunt de monter tranquillement au paradis.
Enfin, il ne faut pas enjamber les instruments employés aux cérémonies bouddhiques, ni les braseros ; il ne faut pas tourner les moulins de prière dans le sens inverse ; et il ne faut pas toucher le sommet de la tête d’autrui, ni les cheveux, ni le bonnet.
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